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Épargne

Plafond du Livret A atteint : où placer le surplus en 2026 ?

·5 min de lecture

Votre Livret A est plein à 22 950 €. Bonne nouvelle, vous avez constitué une vraie réserve de sécurité. Question : que faire des sommes qui ne rentrent plus ? Plusieurs pistes selon votre horizon et votre situation.

Réflexe 1 : remplir les autres livrets réglementés

LDDS : 12 000 € au même taux que le Livret A (1,50 % nets en 2026). Mêmes conditions, mêmes avantages. C'est le premier réflexe.

LEP : si vous êtes éligible (RFR sous plafond), 10 000 € à 2,50 % nets — c'est le meilleur livret. À remplir en priorité avant tout autre placement.

CEL : 15 300 € à 1 % nets, utile uniquement si vous envisagez un prêt épargne logement plus tard.

Une fois ces livrets pleins, vous totalisez jusqu'à 60 250 € (Livret A + LDDS + LEP + CEL) en épargne 100 % défiscalisée et garantie.

Réflexe 2 : ouvrir ou alimenter une assurance-vie

Pour la fraction long terme, l'assurance-vie en fonds euros offre un rendement de 2 à 3 % nets ces dernières années (source ACPR), avec capital garanti.

L'intérêt fiscal devient majeur après 8 ans de détention : abattement annuel de 4 600 € sur les plus-values pour un célibataire, 9 200 € pour un couple. Concrètement, si vous ouvrez aujourd'hui, vous pourrez retirer après 8 ans en payant très peu d'impôt.

Conseil pratique : même si vous ne comptez pas l'utiliser tout de suite, ouvrez une assurance-vie avec un versement modeste (quelques centaines d'euros) pour faire courir le délai fiscal.

Réflexe 3 : épargner pour un projet immobilier

Si vous envisagez un achat dans 4 à 10 ans, un PEL ouvert en 2026 rapporte 2 % bruts. Capital bloqué 4 ans minimum pour conserver les droits à prêt à un taux avantageux.

Attention : depuis 2018, les intérêts d'un PEL ouvert sont soumis au PFU 30 % dès la première année. Le rendement net ressort autour de 1,4 % — moins intéressant que le Livret A si vous ne comptez pas utiliser les droits à prêt.

Réflexe 4 : commencer à investir en bourse (PEA)

Si votre horizon est supérieur à 8-10 ans et que vous acceptez la volatilité, ouvrir un PEA permet de viser un rendement long terme de 6 à 7 %/an (rendement moyen des actions européennes dividendes réinvestis, source AMF).

Plafond de versements : 150 000 €. Exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains).

Commencer petit (100 €/mois sur des ETF diversifiés) reste possible — ce qui compte, c'est de prendre date et de laisser le temps faire son œuvre.

À éviter : laisser dormir sur un compte courant

C'est la pire option. Un compte courant ne rémunère pas l'épargne (la rémunération des comptes à vue est même interdite en France pour les particuliers). Chaque euro qui dort y perd du pouvoir d'achat à cause de l'inflation (~1,3 % attendue en 2026 selon l'INSEE).

Si vous hésitez sur l'allocation, mettez tout sur le LDDS ou le LEP en attendant : vous touchez les intérêts sans bloquer les sommes.

Ce qu'il faut retenir

Remplir d'abord les autres livrets réglementés (LDDS, LEP, CEL) — vous pouvez monter jusqu'à 60 250 € d'épargne garantie et défiscalisée.

Ouvrir une assurance-vie pour faire courir le délai des 8 ans, même avec un faible versement initial.

Pour un projet immobilier à 4-10 ans, le PEL reste pertinent — sinon préférez l'assurance-vie.

Pour le très long terme et un peu de risque assumé, le PEA reste le meilleur rapport rendement / fiscalité.