Heures supplémentaires 2026 : majoration, défiscalisation et calcul
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Les heures supplémentaires bénéficient en 2026 d'un régime particulièrement avantageux : majoration de salaire, réduction de cotisations salariales et exonération d'impôt jusqu'à 7 500 €/an. On fait le tour des règles applicables.
Quand parle-t-on d'heures supplémentaires ?
Une heure supplémentaire est une heure travaillée au-delà de la durée légale du travail, fixée à 35 heures par semaine en France. Pour un salarié à temps plein, ce sont donc toutes les heures effectuées de la 36e à la 48e heure (limite hebdomadaire absolue).
Au-delà de 48 heures/semaine, on entre dans le régime des heures dérogatoires, qui suppose un accord collectif spécifique.
Les taux de majoration légaux
À défaut d'accord d'entreprise ou de branche prévoyant un taux différent, les majorations légales sont les suivantes :
+25 % pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36e à la 43e heure).
+50 % à partir de la 44e heure.
Un accord d'entreprise ou de branche peut moduler ces taux, sans descendre en dessous de 10 %.
La réduction de cotisations salariales
Les heures supplémentaires bénéficient d'une réduction forfaitaire de cotisations salariales de 11,31 %. Concrètement, sur la part assurance vieillesse de votre fiche de paie, ce pourcentage est remboursé.
Attention : la CSG et la CRDS restent dues, soit environ 9,7 % du brut des heures supplémentaires.
L'exonération d'impôt jusqu'à 7 500 €
Les heures supplémentaires sont exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an (plafond maintenu en 2026 après un amendement non retenu).
Seule la fraction qui dépasse ce plafond est imposable et soumise au prélèvement à la source. Sur la fiche de paie, ces heures apparaissent dans une ligne distincte pour pouvoir être suivies.
Un exemple chiffré
Soit un salarié à 15 €/heure brut qui fait 10 heures supplémentaires dans le mois :
Les 8 premières heures à +25 % : 8 × 15 × 1,25 = 150 € brut.
Les 2 suivantes à +50 % : 2 × 15 × 1,50 = 45 € brut.
Soit 195 € brut d'heures supplémentaires, qui s'ajoutent au salaire mensuel et ouvrent droit à la réduction de cotisations et à l'exonération d'impôt.
Contingent annuel et repos compensateur
En l'absence d'accord, le contingent annuel d'heures supplémentaires est fixé à 220 heures par salarié. Au-delà, des contreparties supplémentaires s'appliquent (repos compensateur obligatoire).
Un accord d'entreprise ou de branche peut relever ou réduire ce contingent.
Ce qu'il faut retenir
Majoration légale : +25 % les 8 premières heures sup, +50 % au-delà.
Réduction de 11,31 % sur les cotisations salariales vieillesse.
Exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 €/an.
Contingent annuel par défaut : 220 heures.