Fonds euros ou unités de compte : que choisir en 2026 ?
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Dans une assurance-vie multisupport, vous devez répartir vos versements entre deux types de supports : le fonds euros, sécurisé mais peu rémunérateur, et les unités de compte, plus performantes mais sans garantie en capital. Comment trancher ?
Fonds euros : la sécurité
Le fonds euros est principalement investi en obligations d'État et d'entreprises notées « investment grade ». L'assureur garantit le capital — chaque euro versé est récupérable.
Le rendement est fixé chaque année par l'assureur, sur la base de la performance de son actif général. En 2024, le rendement moyen des fonds euros a été d'environ 2,5 % bruts (source ACPR / Fédération France Assureurs). Net de prélèvements sociaux : environ 2,07 %.
Atout principal : aucune perte possible en capital, intérêts définitivement acquis chaque année (effet « cliquet »).
Unités de compte : la performance
Les unités de compte (UC) couvrent une large palette : actions françaises, internationales, obligations privées, SCPI, ETF, fonds thématiques (santé, technologie, transition).
Le capital n'est pas garanti — la valeur peut monter comme baisser au gré des marchés. Mais sur le long terme, le rendement attendu est nettement supérieur : 4 à 7 %/an selon l'allocation (source AMF, études long terme actions vs obligations).
Atout principal : potentiel de performance à long terme, plus que doubler le capital sur 20-25 ans.
L'allocation selon l'horizon
Horizon court (moins de 5 ans) : 80 à 100 % en fonds euros. Pas de prise de risque, capital protégé.
Horizon moyen (5 à 10 ans) : 50/50 ou 60/40 fonds euros / UC. Compromis raisonnable, on commence à laisser travailler la performance.
Horizon long (10 ans et plus) : 30/70 ou 20/80 vers les UC. Statistiquement, les actions surperforment les obligations sur ces durées (source études AMF).
Horizon très long (20 ans et plus) : possible jusqu'à 90-100 % en UC actions diversifiées pour qui accepte la volatilité.
L'allocation selon le profil
Profil prudent : 70 à 100 % fonds euros. Vous dormez tranquille même si les marchés chutent.
Profil équilibré : 40-60 % fonds euros, le reste en UC diversifiées. Performance modérée mais stable.
Profil dynamique : 20-40 % fonds euros, le reste en UC actions. Rendement long terme visé entre 5 et 7 %.
Profil offensif : 0-20 % fonds euros, le reste en UC actions et thématiques. Pour les très longs horizons et la tolérance à la volatilité.
La gestion pilotée : une option simple
Plutôt que de choisir vous-même l'allocation, vous pouvez opter pour une gestion pilotée : l'assureur ou un gérant pro ajuste régulièrement la répartition selon votre profil défini à la souscription.
Avantage : rien à faire, allocation tenue à jour. Inconvénient : frais supplémentaires de 0,1 à 0,3 %/an. À comparer avec ce que vous coûte de ne pas piloter (souvent : un portefeuille déséquilibré laissé tel quel pendant 10 ans).
L'ajustement progressif (« sécurisation »)
À mesure que l'échéance approche, on bascule progressivement les UC vers le fonds euros pour protéger les gains accumulés. C'est ce qu'on appelle la sécurisation.
Beaucoup de contrats proposent cette option automatique : par exemple, basculer 10 % des UC vers le fonds euros par an à partir des 5 dernières années avant l'échéance.
Ce qu'il faut retenir
Fonds euros = sécurité, 2-3 % nets. Unités de compte = performance long terme, 4-7 %/an attendus, mais sans garantie.
Plus l'horizon est long, plus on peut tolérer une allocation en UC.
Pensez à sécuriser progressivement à l'approche de l'échéance.
Le simulateur Assurance-vie du site permet de visualiser l'écart de capital final selon le rendement annuel moyen.