Fiscalité des indemnités de licenciement 2026 : quelle part imposable ?
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Toucher une grosse indemnité de licenciement, c'est rassurant. Mais après le passage du fisc, il peut y avoir des surprises. Bonne nouvelle : la majorité des indemnités sont exonérées d'impôt en 2026. Voici les règles précises.
Le principe : l'indemnité légale est exonérée
L'indemnité légale de licenciement (1/4 puis 1/3 de mois par année) est intégralement exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales — y compris CSG et CRDS, dans la limite stricte du barème légal.
Vous touchez donc l'intégralité du montant brut calculé par notre simulateur, sans aucun prélèvement.
L'indemnité conventionnelle : exonérée aussi (sous plafond)
Si votre indemnité dépasse le minimum légal (parce que votre convention collective prévoit mieux), la fraction supplémentaire est exonérée dans la limite la plus élevée des trois plafonds :
1. Le montant prévu par la convention collective (sans plafond).
2. Deux fois votre salaire brut annuel de l'année civile précédente.
3. La moitié de l'indemnité reçue.
Avec un plafond global absolu de 2 × PASS = 96 120 € en 2026.
Au-delà du plafond : imposition au barème
La fraction d'indemnité supérieure au plafond le plus avantageux est imposable au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Elle peut être étalée sur 4 ans via le système du « quotient » pour atténuer l'impact fiscal.
Exemple : indemnité de 120 000 € pour un salaire annuel de 50 000 €. Plafond le plus avantageux : 2 × 50 000 = 100 000 €. Fraction imposable : 20 000 €, étalable sur 4 ans = 5 000 €/an au barème.
Cotisations sociales : exonération jusqu'à 2× PASS
Même plafond pour les cotisations sociales : exonération totale jusqu'à 2 × PASS = 96 120 €. Au-delà, la fraction excédentaire est soumise aux cotisations sociales normales (employeur et salarié).
CSG-CRDS : exonération limitée au montant de l'indemnité légale (ou conventionnelle si plus favorable). Pour la fraction supra-légale, CSG (9,2 %) et CRDS (0,5 %) sont dues sans abattement.
Cas particulier : licenciement économique avec PSE
En cas de licenciement économique dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), l'indemnité est exonérée d'impôt SANS plafond. Vous touchez l'intégralité brute.
Exonération de cotisations sociales reste plafonnée à 2 × PASS, mais le plafond pour la CSG-CRDS est porté à 10 × PASS = 480 600 €.
Notre simulateur affiche le détail
Pour chaque calcul, notre simulateur indique : la part exonérée d'impôt, la part imposable, la part exonérée de cotisations sociales.
Note importante : ces plafonds ne s'appliquent qu'aux indemnités de RUPTURE. L'indemnité compensatrice de préavis et l'indemnité compensatrice de congés payés sont, elles, intégralement imposables et soumises à cotisations comme du salaire.