Cotisations sociales 2026 : à quoi servent-elles vraiment ?
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Sur votre fiche de paie, plusieurs lignes viennent diminuer votre brut. Ces cotisations sociales ne sont pas perdues : elles financent la protection sociale qui couvre la maladie, la retraite, le chômage et la famille. Petit tour d'horizon ligne par ligne.
L'assurance maladie
Depuis 2018, vous ne payez plus de cotisation maladie salariale (elle a été supprimée et compensée par une hausse de la CSG).
L'employeur, lui, cotise environ 13 % du brut pour la santé. Ces sommes financent les remboursements de soins, les indemnités journalières d'arrêt maladie, le congé maternité et paternité.
L'assurance vieillesse (retraite de base)
Cotisation salariale : 6,90 % plafonnée au PASS + 0,40 % déplafonnée sur l'ensemble du salaire.
Elle permet d'acquérir des trimestres et de calculer votre retraite de base versée par la Cnav.
La retraite complémentaire
Privé : AGIRC-ARRCO. Tranche 1 (sous le PASS, soit 4 005 € mensuel en 2026) : 3,15 % salarial. Tranche 2 (entre 1 et 8 × PASS) : 8,64 % salarial.
Fonction publique contractuelle : IRCANTEC, avec un taux moins élevé que l'AGIRC-ARRCO mais un fonctionnement comparable en points.
L'assurance chômage
Depuis 2018, la part salariale est de 0 %.
L'employeur cotise environ 4 % du brut. Ces sommes financent les allocations chômage versées par France Travail.
La CSG et la CRDS
CSG (Contribution sociale généralisée) : 9,2 % du brut, dont 6,8 % sont déductibles de l'impôt sur le revenu.
CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : 0,5 %. Non déductible.
Ces contributions financent la Sécurité sociale et le remboursement de la dette sociale historique.
Cas particuliers : cadres et fonction publique
Cadres : ajoutez 0,036 % d'APEC (financement de la recherche d'emploi des cadres) et la CET (Contribution d'équilibre technique, 0,14 %) dès que votre brut dépasse le PASS.
Fonction publique : régime distinct, avec l'IRCANTEC pour les contractuels et le RAFP pour les titulaires.
Ce qu'il faut retenir
Les cotisations financent maladie, retraite, chômage et solidarité.
Pour un non-cadre, comptez environ 22 % du brut en cotisations salariales.
Pour un cadre, comptez 25 %, du fait de la prévoyance complémentaire et de l'APEC.
Pour un agent de la fonction publique contractuel, le total tourne autour de 15 %.